La série fait, depuis 2008 et à raison de deux ouvrages par an, l'objet d"adaptations audiovisuelles.

Le 28 octobre 2008, France 2 diffusait d'abord, bouleversant ainsi l'ordre chronologique de la série de Jean-François Parot, L'Homme au ventre de plomb, suivi la semaine suivante de L'Énigme des Blancs-manteaux. Ces épisodes, produits par Jean Labib, étaient réalisés par Edwin Baily.

À l'automne 2009, deux autres épisodes – réalisés cette fois par Nicolas Picard Dreyfuss – furent diffusés, s'appuyant encore sur la série source : Le Fantôme de la rue Royale et L'Affaire Nicolas Le Floch.

Les épisodes qui seront diffusés les 3 et 10 décembre 2010 – La Larme de Varsovie et Le Grand Veneur – n'auront en revanche plus rien à voir avec la série littéraire, si ce n'est son protagoniste et ses amis. La compagnie Phares et Balises, désireuse de s'attarder sur le règne de Louis XV, a acquis ce que l'on appelle un "droit de sequestre" sur les personnages récurrents de la série : ainsi liberté entière est-elle donnée à Hugues Pagan de les insérer dans des histoires issues de son imaginaire, peut-être plus proche de celui de Michel Zévaco (cf. la série des "Pardaillan") que de celui du créateur de Nicolas Le Floch.

Dans une interview accordée à Pascale Arizmendi le 14 avril 2008, Ariane Gardel, directrice littéraire de Phares et Balises, évoquait du reste très justement les contraintes d'une adaptation pour la télévision :

"L’image est très, très forte. L’image prend une force qui est évidemment donnée dans un roman par l’évocation, par la description des choses, qui prend beaucoup de temps. C’est le lecteur qui fait le roman. À la télévision, en tout cas pour un film, l’image tout de suite est très forte. On a plus privilégié les personnages et en l’occurrence Nicolas le Floch, comme un commissaire au Châtelet, comme un flic qui fait son travail. Hugues Pagan a beaucoup travaillé sur le personnage et le réalisateur, Edwin Baily, avec Jérôme Robart ont évidemment beaucoup construit le personnage qui, évidemment dès qu’il est incarné, prend davantage chair que dans les romans. Dans les romans, chacun s’est raconté son propre Nicolas le Floch, c’est-à-dire que le vôtre ne sera pas le même que le mien. Du point de vue narratif, il faut toujours trouver dans l’écriture un fil rouge, une tension et un rythme qui tient, qui tient, qui tient… pour résoudre une affaire. Donc, dans ce sens-là, je dirais que c’est plus l’histoire policière qui a été privilégiée, parce que ce n’est pas une chronique. On n’a pas réalisé un documentaire sur le XVIIIe : c’est une série, en « prime time », pour la télévision."

S'ils s'affranchissaient déjà un peu de leur source, les quatre premiers épisodes télévisuels avaient néanmoins le mérite d'éviter dans l'ensemble les anachronismes et ne manquaient pas d'intérêt pour le grand public, qu'ils ont su séduire par les costumes d'époque et le respect de la langue utilisée par Jean-François Parot.

Un excellent site a été réalisé par France 2 sur cette série télévisée. Vous y trouverez beaucoup d'informations.

À voir absolument :

- les coulisses en vidéo dans la rubrique "Toutes les informations sur la série"
- la galerie photo, dans la même rubrique
- ainsi que le petit livret intitulé Le Paris de Nicolas Le Floch, qui n'avait été offert qu'aux seuls lecteurs de la première édition du Sang des farines.

http://programmes.france2.fr/nicolas-le-floch