Du 26 février au 8 août 1778

 

Préliminaires

Le 26 février, après avoir escorté la reine jusqu'à son carrosse afin d'assurer sa sécurité au sortir du bal de l'Opéra, Nicolas rentre rue Montmartre. Le lendemain, à Versailles, Marie-Antoinette s'aperçoit qu'elle a perdu un bijou offert par le roi.

Fin avril, convié par M. d'Arranet, Nicolas apprend de la bouche de Sartine qu'il doit embarquer à bord du Saint-Esprit avec le duc de Chartres. Quelques semaines plus tard (fin mai ?), il visite la folie que le duc de Chartres fait ériger sur la terre de Monceau.

Du 1er au 3 juin, déguisé en valet, il veille à ce qu'aucun désordre n'accompagne le transport de la dépouille de Voltaire, du quai des Théatins à l'abbaye de Scellières (dans l'Aube).

Fin juin – et non le 22 juillet, comme le dit le texte – c'est grimé en curé qu'il s'apprête à rejoindre Brest. Il monte à bord du Saint-Esprit et assiste ainsi à la bataille d'Ouessant le 27 juillet.

Il revient à Brest le 29 juillet et, mandé par Sartine, rejoint Versailles sans prendre le moindre repos.

Le 3 août, il voit Sartine en ville, à l'Hôtel de la Marine. Il passe la nuit aux Fausses-Reposes et revient le lendemain au château, où Thierry de Ville d'Avray le conduit par un escalier dérobé à la galerie de la cour des Cerfs. C'est dans le bureau privé du roi qu'il reçoit l'insigne de l'ordre de Saint-Louis.

Fil  

Trouvé le 4 août sans connaissance dans sa voiture, Nicolas ne se réveille que deux jours plus tard – le 6 août – dans l'hôtel de Noblecourt.

Dans la soirée, alors qu'on s'apprête à fêter ce retour à la vie, Nicolas et Bourdeau sont appelés à l'hôtel de police, qu'ils rejoignent en longeant le Palais-Royal. Le Noir leur fait savoir qu'il a fait convoquer Renard au Châtelet pour qu'ils l'interrogent.

En chemin vers le Châtelet, Nicolas arrête sa voiture à l'angle des rues Saint-Denis et de la Tabletterie pour aborder, dans la rue de la Haumerie – ou, plus exactement, de la Heaumerie – Restif qu'il charge de suivre Renard lorsque celui-ci sortira du Châtelet.

L'interrogatoire achevé, Bourdeau, qui doit remettre un pli à Le Noir, dépose Nicolas rue Montmartre.

Fil  

 

Le 7 août, Nicolas se rend d'abord à pied à la taverne de la place du Chevalier du Guet, où l'attend Restif. Il rejoint ensuite le Châtelet, où il enfourche Sémillante pour gagner Versailles.

Après une halte à l'hôtel d'Arranet, il s'entretient avec la reine dans le petit salon de ses cabinets intérieurs, puis il voit Sartine dans l'aile des ministres : celui-ci l'informe qu'un noyé a été trouvé à « l'angle du Grand et du Petit Canal, à main droite en partant du château ».

Il se rend donc immédiatement sur le lieu : il longe la salle de bal et le bosquet de la Girandole, traverse celui de la Colonnade jusqu'au bassin d'Apollon et passe la grille des Matelots. Le corps du valet du duc de Chartres est déposé au croisement des deux canaux. En quête d'indices, Nicolas longe le Petit Canal vers le Grand Trianon, réquisitionne une barque et rame vers le sud jusqu'au bout du canal.

Revenu au château, il voit une fois de plus Sartine, fait une halte à Fausses-Reposes pour se changer et repart à cheval vers le grand Châtelet, où il assiste à l'autopsie du noyé du Grand Canal, avant de rentrer rue Montmartre.

 

Fil  

Le 8 août, Nicolas se rend d'abord à l'abbaye du Val-de-Grâce, où l'attend Mme Adélaïde, puis il rejoint Le Noir pour l'informer du déroulement de l'enquête. Il laisse sa monture à l'hôtel de police et regagne le Châtelet dans une vinaigrette.

Fil  

Aimée l'ayant rejoint au Châtelet, ils vont tous deux déjeuner au Grand Cerf. Après une sieste coquine, Nicolas décide de se rendre à pied rue du Chevalier du Guet pour un second rendez-vous avec Restif.

Il remonte ensuite vers l'hôtel de police – qui se situe bien rue Neuve Saint-Augustin, mais qui n'est plus à l'emplacement de l'hôtel de Grammont, celui-ci ayant été démoli pour ouvrir la rue du même nom. Après s'être entretenu avec Le Noir, il rentre rue Montmartre.